Syrie : émotion et mémoire courte

La mémoire diminue à moins qu’on ne l’exerce. Ciceron

Le 4 avril 2017, la ville syrienne de Khan Cheikhoun (nord du pays) a été attaquée à deux reprises dont une, à l’aide de gaz toxique. 72 personnes au moins auraient été tuées selon l’OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme) et une centaine selon l’ONG Union des Organisations de secours et soins médicaux. Suite à cet évènement, les réactions émotionnelles médiatico-politiques ont été aussi fulgurantes que la réponse guerrière du président américain Donald Trump.

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Syrie : militance et aveuglement

Nombreux sont les journalistes et membres d’associations qui se sont exprimés depuis le début du conflit en Syrie. En bonne conformité avec les principes élémentaires de propagande de guerre[1], une version particulièrement hermétique à tout autre son de cloche nous a été livrée. Celle d’un dictateur, Bachar el-Assad, qui massacre son peuple depuis les manifestations pacifiques de 2011 devant l’inaction des puissances occidentales et serait responsable de la mort de 250 à 300 milles morts[2]. Les errements journalistiques sur le terrain des faits n’ont évidemment pas été créés lors de ce conflit, mais il n’empêche qu’une dimension intéressante s’est ajoutée dans la rhétorique de ceux qui combattent les voix discordantes.

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Syrie : quelques faits

Après les deux guerres du Golfe de 1990-91 et 2003, l’invasion de l’Afghanistan en 2001 et la destruction de la Libye en 2011, on aurait pu espérer que cette fois-ci une distance minimale serait créée vis-à-vis des aboiements médiatiques et politiques. Au contraire, le discours officiel a pu compter sur une bien-pensance aveuglée par son messianisme et déconnectée des faits.

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